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Abdou, le marchand.

 

La première rencontre avec Abdou s’est faite grâce aux enfants : il y avait devant sa boutique de bric à brac un petit chaton noir endormi dans les babouches.

Naturellement, les enfants ont engagé la conversation avec lui.

« Ce petit chat a des problèmes au niveau des yeux : il faut que j’aille lui acheter de la crème » leur a-t’il dit gentiment.

Une autre fois, on lui a demandé s’il accepterait de participer à une interview. Il a accepté de parler mais sans être filmé. On comprendra ensuite pourquoi.

Abdou a 53 ans. Il avait travaillé comme son père dans les chemins de fer. Puis il y a 20 ans, les chemins de fer se sont arrêtés : la plupart des travailleurs environ 80% ont dû partir pour trouver du travail ailleurs. C’était difficile, pas de travail, pas d’argent. Il m’annonce alors dans un souffle qu’il a fait de la prison, pas pour avoir fait du mal à quelqu’un non, pour trafic.

Il fallait bien trouver des solutions, de mauvais conseils, de mauvaises fréquentations….

Maintenant, il veut s’en sortir. Son frère qui tient la boutique lui a tendu la main et il travaille là. Il s’est marié l’année dernière et il espère avoir un enfant. Un seul dit-il car le plus important c’est l’éducation « Au Maroc, l’éducation c’est très difficile. A l’école, l’instruction n’est pas très bonne, et c’est souvent dans l’école même que les enfants apprennent à faire des choses mal. Alors pour éviter ça, il n’y a pas d’autres choix que de les mettre dans des écoles qui coutent très chères pour être sûr qu’ils puissent avoir une bonne éducation et surtout loin des trafics. Ainsi ils pourront trouver un métier.»

Abdou a deux autres sœurs qui sont mariées avec des enfants.

Il est content de ce qu’il a aujourd’hui et il n’en veut pas plus.

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