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Navigation Canaries - Sénégal

Nous quittons le mouillage de « Playa Papagayo » au sud de l’ile de Lanzarote en direction de Dakar.

 

Nous partons pour une navigation d’un millier de milles nautiques soit un peu moins de 1800 km. On vise entre 7 et 10 jours suivant les vents et les allures.

 

Les vents sont favorables, la mer doit être un peu formée avec des vagues entre 1.5 et 2 mètres mais dans la bonne direction pour les 5/7 premiers jours et puis baisse du vent plus au sud.

 

Les 4/5 premiers jours se passent bien même si le vent est un peu plus soutenu que prévu et la mer plus formée. Pour naviguer dans des conditions assez confortables nous tirons des bords.

 

Le 4ème jour, la poulie bâbord du rail de génois, qui permet de sortir et régler ce dernier, sort du rail sur une rafale de vent à la tombée de la nuit. On change d’allure et on continue. Au petit matin, on a le matériel pour réparer à bord, on remonte la poulie ! 

 

La suite de la navigation se passe bien mais du fait de la mer agitée nous ne voyons pas d’animaux...

 

Le vent baisse comme prévu et nous devons faire un peu de moteur. Le 2 octobre nous pouvons fêter l’anniversaire d’Elouan tranquillement. Le soir nous avons même la visite d’une grèpe huppée !

 

Puis un peu plus tard, d’un tout petit oiseau qui a l’air épuisé. Encore plus tard, d’une sorte de tourterelle. 

Elouan est ravi d’avoir autant d’invités pour son dizième anniversaire. Ourialys a un petit air d’Arche de Noé…

 

L’arrivée sur Dakar est prévue au petit matin.

 

 

 

La nuit se passe bien, toutes voiles dehors nous filons à 7 nœuds, des orages grondent au loin.

 

Sur les coups de 1 heure du matin, le vent tourne brutalement et se lève. On réduit la voilure (2 ris sur la GV et 3 sur le génois). La manœuvre à peine terminée le vent se lève brutalement ! On passe de 15 à 20, 30, 40 nœuds voire plus en moins de 5 minutes. On décide de réduire la GV voire de l’affaler complètement mais c’est trop tard ! Le vent doit être au moins de 60 nœuds, impossible de maintenir le bateau face au vent les vagues sont trop hautes, le bateau bouge trop… On ne sait plus quoi faire !!

 

On sécurise au mieux l’équipage et le bateau ! On essaie tant bien que mal de maintenir le bateau face au vent afin de limiter sa vitesse, soulager les voiles qui tapent dans tous les sens, et minimiser les mouvements du bateau. Malgré nos efforts, le bateau enfourne jusqu'au pied de mat, les passavants sont très régulièrement sous l’eau. Les vagues font plusieurs mètres, on voit des poissons volants passer au dessus de la capote et du bimini. Il y en aura même un qui viendra s’écraser sur les panneaux solaires (on retrouve des traces d’écailles sur le portique…). Au bout de 2 heures le vent baisse un peu, on peut affaler la GV, la ferler tant bien que mal et rentrer presque tout le génois avant que le vent reparte à la hausse !!! . 

 

Cet épisode durera 5 heures. On finira au moteur pour rejoindre le Cercle de Voile de Dakar à 14 heures. Durant la nuit nous avons parcouru 6 milles en… 6 heures !!! On jette l’ancre heureux d’être arrivés mais sur les rotules !!

 

Arrivée au CVD, on voit une toiture arrachée, des arbres tombés, trois bateaux échoués sur la plage.

On apprendra qu’en fait, ce « coup de vent » était une tempête tropicale avec des pointes de vent entre 70 et 80 nœuds…

 

Après une nuit de repos, on s’active à faire le point du bateau en étroite collaboration avec notre hotline perso : Philippe Plaisance. Il y a de la casse sur la GV (2 déchirures, un fourreau de latte décousue et des coulisseaux cassés), les poulies des 2 lazy-jacks sont sur le pont… Par contre, rien à signaler sur le génois, le haubanage, le mat, la coque, moteur et pilote ainsi que le portique… Ouf, on s’en sort vraiment bien.

 

Côté réparation, Diego du CVD va nous refaire la voile, côté pièces détachées, principalement les coulisseaux de la voile, Philippe gère, et ce sera Tonio, un ami/collègue qui doit venir nous rejoindre qui fera le transporteur !

 

Pour les lazy jacks, un petit tour au mat, de nouveaux rivets et pontets et ce sera fait !

 

L’équipage, du plus grand au plus petit, doit maintenant digérer l’événement, ce n’est pas facile mais ça devrait aller !

 

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